La petite faille qui peut freiner la reprise d’emploi
La retraite de base fonctionne sur un nombre de trimestres à valider et sur les 25 meilleures années de salaire annuel moyen.
Au chômage non-indemnisé on valide 1 trimestre par 50 jours de chômage dans la limite de 4 trimestres par an et maximum 4 trimestres en tout sur une carrière (6 trimestres pour une première période de chômage, sans indemnisation par France Travail).
Au chômage indemnisé, on valide 1 trimestre par 50 jours d’indemnisation dans la limite de 4 trimestres par an. Par contre les allocations chômage ne sont pas retenues dans le salaire annuel moyen.
Pour la retraite de base, aucun problème à la reprise d’emploi pendant une période de chômage.
La retraite complémentaire du privé, avec l’AGIRC-ARRCO, fonctionne elle sur un système de points.
Au chômage non-indemnisé, aucun point pour la retraite complémentaire.
Au chômage indemnisé, les points sont acquis par le nombre de jours indemnisés et sont valorisés non pas en fonction du montant des allocations chômage mais en fonction de votre ancien salaire de référence, celui qui a servi à déterminer le montant de vos allocations chômage.
Or là il y a un petit hic : si vous êtes au chômage indemnisé et que vous reprenez un emploi moins bien rémunéré que votre ancien salaire de référence, vous perdez alors des points de retraite complémentaire !
Sur les bas salaires c’est infime, par exemple si vous aviez un salaire de référence de 2500 € brut et que vous reprenez un emploi d’1 mois à 2000 € brut, vous perdez 2 € sur votre future retraite complémentaire annuelle.
En revanche sur les hauts salaires c’est un tout petit peu plus embêtant, par exemple si vous aviez un salaire de référence de 11500 € brut et que vous reprenez un emploi d’1 mois à 7000 € brut, vous perdez 19 € sur votre future retraite complémentaire annuelle.
article & source : Yann GAUDIN


